L’autorité d’une personne, selon l’une des définitions que je pratique, est composée de l’ensemble des décisions que la personne peut et doit prendre.
« J’ai
autorité pour prendre cette décision »,
ou au contraire, « cette décision
n’est pas de mon autorité. »
Dans cette définition, j’aime la double composante « peut » et « doit » prendre. Un peu comme le
vote est un droit mais aussi un devoir, en matière de démocratie. (Il est
entendu que les entreprises ne sont pas des institutions démocrates, à
l’exception des SCOOP).
Donc l’autorité comporte le devoir de prendre des décisions,
et il arrive que les décisions à prendre ne soient guère agréables. Dans les
entreprises qui se modernisent, changent de métier, ou de marché, ou simplement
intègrent de nouveaux moyens de production, il peut s’agir de décider de
l’avenir de personnes qui sont dans la maison depuis longtemps, et l’ont été
loyalement, mais ne montrent pas de capacité ou d’entrain à assimiler les
changements.
Le trop rare* décideur soucieux de l’impact social de ses
décisions se retrouve parfois bloqué dans une non-décision, se refusant à
brutaliser le salarié par un changement trop ample, voire une séparation, même
amiable. Faute de décider, on peut laisser une situation s’enkyster dans
l’inefficacité, voir le dysfonctionnement, au point que ça peut devenir
dommageable à l’équipe, à l’entreprise, et donc par ricochet à la personne
qu’on cherchait à ménager.
Ce qui manque parfois au décideur en question, c’est une
approche pour ré-ouvrir les options, pour sortir du soit-soit (soit
l’immobilisme, soit la brutalité).
Mais examinons tout d’abord ce qui fait obligation de prendre une décision et ce qui l’autorise, y compris au niveau social et humaniste, sans pour le moment préjuger de la nature de la décision.



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